Charybde, l’avaleur de navires

On trouve de tout dans le bestiaire fantastique, y compris des espèces de tourbillon marin… Oui, vous avez bien lu, un monstre qui ressemble à un tourbillon. Mais ce qui est le plus intéressant ici, c’est l’imagination des illustrateurs.

Charybde, monstre marin jamais très loin de Scylla…

Charybde est une créature de la mythologie grecque qu’il n’est pas facile de se représenter. Oui, il est difficile de s’imaginer à quoi elle peut ressembler car les textes la décrivant sont plutôt vagues et ne se concentrent que très peu, voire pas du tout sur son apparence.

Avant d’aller plus loin, une petite explication de la naissance de ce monstre marin très souvent lié à Scylla. A l’origine, Charybde est la fille de Poseidon et Gaia. Elle est une jeune fille tout à fait normale à l’exception d’un certain appétit. Un beau jour, elle décide de voler et dévorer quelques bœufs. Seulement, ces bœufs étaient la propriété d’Hercule qui s’en était emparé en tuant Géryon l’ancien propriétaire. Le père d’Hercule, Zeus, décida de punir Charybde en la transformant en une sorte de gouffre marin, un monstre en somme.

Charybde le terrible monstre marin

Mais alors, à quoi ressemble Charybde ?

D’après l’Odyssée d’Homère, l’on peut comprendre que Charybde se trouve sous un rocher dépassant à peine de l’eau, un écueil. Elle aspire les flots et les recrache avec une certaine puissance. Mais elle est également souvent assimilée à une sorte de tourbillon. On peut ainsi la trouver représentée par de simples tourbillons ou illustrée de manière plus fantaisiste. Comme cette grosse plante carnivore sous marine prête à avaler chaque bateau qui passerait au dessus d’elle. Cette illustration collerait plutôt bien avec les récits mythologiques que l’on connaît, ceux-ci même qui nous narrent des épopées incroyables remplies de monstres fantastiques.

Non loin de Charybde, Scylla veille…

Charybde n’était pas la seule à terroriser les navires qui s’aventuraient près du détroit de Messine, Scylla, ceinturée de ses six tête de chiens, veillait également. Non loin de ces deux monstres, les sirènes grecques, des êtres d’une beauté à couper le souffle, séduisaient les marins à l’aide de leur musique afin de les dévorer.

Author: Reym

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.